Colonnes à fraises

  • Arrêts sur images

    Ces articles joueront le rôle de ponctuel dans l éternel, de petits ponts enjambant le flux du ruisseau et donc d’arrêts au présent dans le cours du journal. Parce que le journal du jardin est une réflexion, un cheminement qui n a pas d espace temps fermé , j aime l entrecroiser avec un zoom sur de nouvelles créations au moment même de leur réalisation.
    Aujourd hui, je proposerai donc les tours à fraises implantées devant une façade vierge du garage . Elles ne sont biensûr pas de mon invention , on en trouve partout sur le net et je suis tombée dessus au hasard de zigzags sur Pinterest. Elles m ont séduites pour 2 raisons. D’une part, d’un point de vue pragmatique, puisque je n’ai pas encore beaucoup de surface potagère. Mon dos crie au secours et mon subconscient me mène étrangement toujours vers un autre tâche en attente …
    D’ autre part, j’ y ai entrevu un intérêt esthétique moyennant une touche de déco en plus. Mes goûts se baladant dans des univers très contrastés, j’ ai décidé de ne pas faire de choix et que le jardin devrait composer avec l’ humeur du jour, tout en essayant quand même de garder un cap, une idée qui plane !
    Or, à ce moment précis, c ´est une envie de ce qu’on appelle aujourd’hui « style industriel  » qui m’ habite. Pourquoi ? Sûrement un désir de cassure, de modernité, de contrepoint à la majorité des autres jardins … et aussi, encore et toujours ce besoin d’ apposer des écritures partout. J’ aime les mots qui font des mondes, j’aime le mouvement de la main qui trace et à cela il faut rajouter sans aucun doute l’influence de mon artiste de mari qui sculptait l’espace de la toile à coup de plume et de mots en répétition. Peter …
    Mais revenons à nos moutons et à l’action …
    J’ai donc acheté 2 tubes de pvc que j’ ai percés de trous en quinconce. Je les ai ensuite recouverts de peinture acrylique noire et les enfin habillés, à l’aide d’ un pochoir, de mots en blanc me venant spontanément en tête .
    Et me voilà déambulant dans le jardin avec mes 2 colonnes à la recherche de la juste place ! En fait, je me suis vite rendu compte que leur présence avait partout un sens, c’est pourquoi j’ ai décidé d’apporter leur collaboration à un endroit qui souffrait de vide: la grande façade en bois du garage qui s’impose à la vue lorsqu’ on arrive à la maison. Jusqu’ alors, seulement 2 jeunes cyprès « totem » montaient la garde à chaque extrémité mais manquaient d’un sujet à encadrer. C’ est chose faite . La rencontre des totems vert nature avec l’industrie des colonnes noires me renvoie un bon écho… et satisfait la curiosité des automobilistes intrigués …
    Afin que les nouvelles venues ne se prennent pas pour des tours de Pise, j’ai laissé, plantés en leur centre, des pieux en bois.
    Reste enfin le remplissage des tubes, épisode rocambolesque ! J’ ai préparé dans la brouette un mélange de sable, terreau et terre bien arrosé. Avec l’aide de ma fille chargée de remplir les colonnes par le haut pendant que je bouchais les ouvertures avec les mains ( travail laborieux mais sujet à fous rires), les fraisiers ont pu finalement s’ installer dans leur nouveau fief. Et voilà le résultat…

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