Pensée 93

 » Toutes les préoccupations de la Cheffe devaient tendre ensuite vers les plus grands égards possibles vis-à-vis des produits qu’elle traitait, elle s’inclinait intérieurement devant eux, elle leur rendait hommage, elle leur avait de la gratitude et les honorait de son mieux, legumes, herbes, plantes, animaux, elle ne dedaignait, ne gaspillait ni n’abîmait rien, ne se comportait bassement avec aucun, n’avilissait nulle oeuvre de la nature si modeste fût-elle, et cela valait pour les êtres humains bien qu’elle n’eût pas, eux, à les travailler, cela valait pour nous tous qu’elle n’a jamais humiliés. »

Marie NDiaye, la Cheffe, roman d’une cuisinière.

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