Travail d’équipe avec les taupes, permaculture 2ème essai

Avant de partager avec vous mon nouvel aménagement, quelques nouvelles fraîches et réconfortantes du petit essai « permaculture » précédent. C’est lors d’une de mes déambulations obsessionnelles au jardin que j’ai découvert ça:


Le projet culture de pommes de terre sur herbe semble donc bien s’amorcer puisqu’un bon nombre de pousses pointent déjà le bout de leur nez et même si elles ont souvent choisi une trajectoire oblique s’expliquant peut-être par le fait que j’aurais été un peu trop généreuse en hauteur d’herbe de tonte … Quoi qu’il en soit, un éclair de joie a jailli dans mon regard « d’enfant sur le tard » ( à mon âge, il y a prescription pour se soigner …). À suivre !

En attendant, et comme les défis au jardin sont en file d’attente, je me devais de trouver en premier lieu une solution de sauvetage pour les plantes aromatiques. En effet, depuis mon arrivée en Normandie où j’ai pu constater que tout pousse contre le bon sens commun, une mauvaise surprise n’a pas tardé à se manifester dans le dépérissement de la sauge et du romarin sans lesquels il n’existe plus de cuisine chez nous ! Même quand on sait que ces plantes rêvent davantage du sud que de pluies récurrentes, pour les côtoyer depuis longtemps déjà, j’ai appris aussi qu’elles ne sont pas des  » princesses au petit pois » et qu’elles s’arrangent de beaucoup de circonstances. Très bizarre donc que ce malheureux constat, d’autant plus que pour ne pas déroger aux contradictions qui sont monnaie courante dans ma vie, dans la même plate-bande séjournaient lavandes ainsi qu’une nouvelle variété de sauge que je voulais tenter, la sauge ananas (régal esthétique et parfumé) qui, elles, ont littéralement explosé de santé !!!

Bon, restons ouverts d’esprit , accommodons – nous des faits et explorons les alternatives  possibles … L’ horticulteur du coin me suggère de les mettre en butte pour que l’eau ne stagnent pas au niveau des racines. J’essaye,  en trichant un peu pour ce qui est de la hauteur du monticule: n’ayant pas assez de terre vierge à disposition, je commence à la base par entasser des mottes d’herbe tête en bas afin que la partie terreuse se retrouve sur le dessus et que ma construction avance plus vite, puis recouvre le tout d’une confortable épaisseur de bonne terre prête à accueillir les aromates défaillants. Résultat : l’amélioration est restée plus que discrète et la butte s’est rapidement et incontrôlablement faite assaillir par toutes sortes d’herbes et autres adventices. Nouvel échec donc concernant ces plantes dont je ne sais me passer et qu’il me paraîtrait ubuesque d’aller chercher au supermarché !

Je reprend alors les investigations et tombe à plusieurs reprises sur cette technique utilisée en permaculture qui est la spirale aromatique,

( document emprunté à https://festivaldesjardins.eu)
consistant, comme son nom l’indique,  à bâtir une petite tour en pierres sur le modèle d’une spirale permettant par la prise d’altitude de se rapprocher du soleil (non, je rigole !), une meilleure évacuation de l’eau et grâce aux minéraux, une accumulation de chaleur ainsi qu’un refuge pour tout un tas de petites bêtes utiles. L’idée me séduit hormis le fait que les grosses pierres plates ne sont pas l’apanage du coin et que je vais donc jouer une nouvelle fois avec l’équilibre instable des silex à ma portée : presque du stone balancing ! Pour ce qui est de l’apport en terre, j’ai passé un contrat avec la société locale des taupes qui, depuis quelques temps, avaient élu largement et exclusivement domicile chez moi après trop de menaces chez les voisins.


Puisque j’étais comblée chaque jour de dômes de plus en plus géants, j’ai opté pour une collaboration bien plus estimable et rentable qu’une déclaration de guerre et me suis ainsi déchargée du souci de trouver fournisseur en matière première. Et voici ce que ça donne:


Plutôt sympa, non ? ce petit apport méditerranéen au jardin que j’ai encore agrémenté à la base de quelques succulentes colorées et qui va combler la soif de la rhubarbe voisine. Reste juste à vérifier que l’édifice hasardeux ne se laisse pas partir à la dérive avec une prochaine grosse pluie …

Mais, pour l’heure, à nous les grillades au thym, les cailles fourrées de sauge, la pasta crevettes/romarin ou les indispensables tomates/basilic !

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Quels beaux projets et belles constructions ! Que de jolies réussites qui sont le fruit d’un travail patient et acharné !😘

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